Le Tour Du Monde Du Hip-Hop #2 - La Nouvelle-Zélande

Le Tour Du Monde Du Hip-Hop #2 – La Nouvelle-Zélande

Dans ce deuxième article sur le hip-hop dans le monde, nous avons décidé de vous présenter un pays éloigné du nôtre, à pas moins de 20 heures d’avion d’ici, la Nouvelle-Zélande.

Le hip-hop en Nouvelle-Zélande apparaît suite à la notoriété grandissante du mouvement aux Etats-Unis. Comme vous le savez, il est divisé en quatre arts distincts, le rap, le DJing, le graffiti et le breakdance. Le premier apparaît pour la première fois sur la toile grâce au film The Warriors sortit en 1979. Rapper’s Delight de The Sugarhill Gang est le premier morceau de rap qui débarque en Nouvelle-Zélande. Le graffiti et le breakdance ont émergé plus tard, vers le milieu des années 80 avec des battles organisés régulièrement dans les rues de Wellington ou d’Auckland.

Le rap est très diversifié dans le pays océanique. On retrouve majoritairement des rappeurs Maori  mais aussi des rappeurs Pakeha ainsi que d’autres artistes de groupes ethniques différents. Le plus souvent les textes sont écrits en anglais, mais certains rappeurs précurseurs écrivaient leur texte en langage maori et alternaient parfois entre les deux langues. De nombreux artistes sont connus pour leur textes engagés ou politiques. Celui qui revient le plus est le groupe Moana and the Moahunters (devenu Moana and the Tribe en 2003) constitué de Moana, Teremoana Rapley et Mina Ripia, qui sont tous les trois maoris. Ils ont d’ailleurs gagné le prix de la meilleure production musicale en 1992 avec la chanson AEIOU (Akona Te Reo). Ce son dénonce les inégalités et le racisme subit par leur peuple en Nouvelle-Zélande. Il a été écrit spécialement pour la nouvelle génération de Maori les poussant à s’intéresser à leur culture et à leur langue (la chanson mélange anglais et langage Maori).

De nombreux autres artistes sont reconnus là-bas. Citons entre autres Che Fu, chanteur faisant aussi bien du hip-hop que du R&B ou du raggae. OMC (Otara Millionaires Club), groupe plus connu sous le nom de son premier et unique album studio, How Bizarre, sorti en 1996. Sans oublier 3 The Hard Way avec leur album Eyes On The Prize lancé en 2003 et certifié disque d’or ou encore Savage qui est devenu le premier rappeur néo-zéalandais de l’histoire qui a réussi à avoir un single de platine avec Swing.

Bien que la culture hip-hop soit montée en puissance en Nouvelle-Zélande, ce genre n’est pas apprécié de beaucoup de monde. On peut lire des slogans de nombreux groupes contestataires comme « no rap, no crap ».

Hip-Hop : A Fuckin’ World Shit, Street Way Of Life !

Vous pouvez retrouver nos autres articles sur le Hip-hop dans le monde ici !

Share