Watch The Throne Tour - Live Report

Watch The Throne Tour – Live Report

Retour sur le show incroyable d’hier soir, pour leur première date parisienne.

20h : La salle commence à se remplir progressivement, mais on a pu voir du beau monde dans la tribune F ou en backstage : Spike Lee, Jamel Debbouze, Mouloud Achour, Mustapha El Atrassi, Pascal Nègre, Omar Sy (qui a d’ailleurs reçu l’ovation du public). J’ai appris plus tard que Beyoncé était dans la salle, malheureusement elle n’est pas montée sur scène… On peut voir deux scènes, un carré au milieu de la fosse, et la scène principale. Comme prévu, les rappeurs ont fait l’impasse sur une première partie. Lorsqu’on sait ce qui nous attend après, on ne va pas se plaindre !

20h50 : Le beat de H*A*M retentit, la fumée annonce l’arrivée des deux artistes. Tout le monde attendait que Jay et KanYe débarquent ensemble sur la scène principale mais seul KanYe se présente. Pendant quelques secondes le doute nous envahit mais très vite le carré au milieu de la fosse nous fait apparaître un Jay impressionnant All Black Everything comme à son habitude ! On repère très vite les Air Yeezy 2 de KanYe (dont la sortie est imminente), la snapback de la néo team NBA Brooklyn Nets (dont Jay-Z est actionnaire et influent) vissé sur la tête de Hov et leur Big Chains en or, dont le poids et le prix ne sont pas à divulguer. Les deux Boss du rap américain s’élèvent dans le ciel sur des cubes lumineux, laissant apparaître des images d’animaux sauvages. Ils enchaînent sur un deuxième extrait de Watch The Throne Who Gon Stop Me. La chanson se termine, Jay se presse pour rejoindre KanYe sur la scène principale, escorté par ses bodyguards. Entre temps, un drapeau géant des States s’étend en hauteur au dessus de la scène. Ce qui annonce pour les connaisseurs, le single Otis de WTT ! La voix d’Otis Redding se fait entendre, ce qui nous le confirme. « Squeeze her, don’t tease her  » . Welcome To The JungleGotta Have It, tous deux extraits de WTT, suivent. Le public est en folie. Yeezy & Jigga s’introduisent l’un après l’autre, comme si on ne les connaissait pas par coeur, sur fond d’Angels de Diddy & Rick Ross. Ce qui nous laisse espérer quelques guests. Faux espoir. Mais Jay entame Where I’m From.

Une sorte de competition entre les deux artistes commence, chacun enchaînant ses plus gros classiques.

Pour Jay-ZBig Pimpin’, Public Service Announcement, Izzo (H.O.V.A), 99 Problems, Dirt Off Your Shoulder, Hard Knock’ Life, I Just Wanna Love You, Jigga What Jigga Who, On To The Next One, Empire State of Mind

Pour KanYe : All Falls Down, Jesus Walks, Touch The Sky, Stronger, Heartless, Good Life, Can’t Tell Me Nothing, Flashing Lights, Gold Digger, Power, All of The Lights, Runaway  (voir la photo au-dessous).

Les deux compères agissent sur scène dans deux styles bien distincts : sobre et efficace, Jay-Z est davantage dans l’attitude classique du rappeur, reposant sur son charisme naturel, et son flow démonstratif ; Mr. West, quant à lui, à l’opposé de Mr. Shawn Carter, bougeait sur scène dans un style bien à lui, sautant de partout, remuant énergiquement son corps (il luisait, comme sa chaîne en or d’ailleurs). Serait-ce la différence d’age ? On se rappelle tout simplement qu’ils n’ont pas été à la même école. KanYe voulait surement prouver à son mentor et susciter son admiration. Au final, cela fait un show équilibré, complémentaire. Mais on les préfère quand même présent tous les deux sur scène, où ils ont interprétés des collaborations précédentes telles que Run This Town, Diamonds From Sierra Leone (Remix), Monster et d’autres tracks de Watch The Throne telels que Lift Off, New Day, That’s My Bitch & No Church In The Wild (avec une diffusion du tout nouveau clip réalisé par Romain Gavras, que vous pouvez voir ici). ET LE FAMEUX NI**AS IN PARIS !

Les signes triangulaires dit Diamonds et non d’illuminatis pour répresenter le label Roc-A-Fella sont partout dans la salle. Les tee shirts s’enlèvent, les filles en soutien gorge. On ne regrette pas d’être là. Les bières fusent. Les gens excités, par une chaleur insoutenable. C’est clairement le feu dans la salle, comme sur la scène, au sens propre comme figuré. Ni**as In Paris retentit une première fois, la salle se chauffe. Les gens donnent tout ce qu’ils ont, sautent dans tous les sens. Le Carré VIP est autorisé à envahir la petite scène utilisé par Jay-Z en début de concert. Ce qui fait sourire (pour une fois) Jay & KanYe. Ils ne resteront pas longtemps, vite ramener dans le Carré VIP par les Big Man. Le hit s’enchaine trois fois d’affilée, puis les rappeurs quittent la scène. Le public crie de toutes ses forces, pour les rappeler, et est récompensé rapidement par Jay-Z, qui lâche un « This is what I wanna hear » (une pensée pour les personnes qui ont quitté Bercy). Il motive la foule avec ses « You are not tired ? Do you wanna leave ? » . Les réponses sont immédiates « NOOOO ! » . C’est reparti. Jay-Z engraine les gens à faire des pogos mortels, qui consistent à se jeter dans un cercle vide. On est là pour battre le record de Los Angeles, et les onze Ni**as in Paris joués, représenter notre ville. On ne veut pas de Ni**as In Los Angeles. Pour la dernière, Jay & KanYe demandent des drapeaux de la France « This Flag is Nice ». On l’a fait.

Trois heures de show… Bref hier, nous étions au concert de l’année.

Peace, Gabz & GHB !

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