Fortunate Ones

Fortunate Ones

Serge et Genetics, les deux membres du groupe de rap indépendant Fortunate Ones, aiment se décrirent ainsi : « On a la chance d’avoir une famille. On a la chance d’être amis. On a  la chance d’être aimé. On la chance de pouvoir faire des erreurs. On a la chance de pouvoir apprendre. On a la chance de faire de la musique. On a la chance de vivre. Nous sommes Genetics et Serge. Nous sommes Fortunate Ones ». Les bases sont posées, nous ne faisons pas face à de simples rappeurs. Les deux compères ont sorti leur album LIFELINES dont on parle beaucoup ces derniers temps. Lisez l’interview, kiffez leur mentalité, retrouvez les dix clips des dix morceaux de LIFELINES après la version française de l’interview et suivez-les sur Twitter et Facebook. Enjoy guyz !

Version Française (the English version is below the French one)

Street Way Of Life : Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Fortunate Ones : Il y a onze ans. On s’est rencontré au lycée Fort Lee, Serge venait de Brooklyn et Gary (a.k.a. Geneteics) fut la première personne qu’il rencontra dans les couloirs menant aux dortoirs. Ils parlaient des publications dans The Source et dans XXL (ndlr : deux magazines américains majeurs consacrés au rap) tous les matins. Leurs artistes favoris étaient constamment mentionnés et l’état général du Hip-Hop était un sujet d’intérêt. La musique était le principal sujet de tous les dialogues.

SWOL : Comment travaillez-vous ensemble ?

FO : Il est courant que le concept existe déjà, donc on va dire que la toile est déjà là. Les concepts sont des idées qui ont été réfléchies et façonnées durant des mois par les deux peintres. Une fois que Genetics a essayé différents coups de pinceaux sur le haut de la toile en créant un beat, Serge et Genetics regardent fixement la toile pendant quelques jours et arrivent à une conclusion : soit ils la gardent, soit ils la jettent. Parfois, la conclusion est faite directement sur place en suivant la première impression. Une fois que la première couche de peinture d’écriture est faite, c’est-à-dire le squelette et les fondations pour la future œuvre d’art, les deux peintres continuent en ajoutant au fur et à mesure les mots de leurs choix.

SWOL : Pouvez-vous me dire pourquoi et comment avez-vous décidé de rapper ?

FO : On était tous les deux fatigués de produire pour d’autres artistes, attendre leurs retours, sans savoir s’ils allaient accepter nos beats qu’on leur avait envoyé. D’une façon plus générale, on était pas content de la musique qui sortait, le marché était complétement saturé de médiocrité. Genetics rappait depuis des années, il a commencé avec ses cousins au Portugal et à partir de ce moment-là il participait à des cyphers divers dans des « house parties ». Serge a commencé à rapper dès que Fortunate Ones est venu au jour. L’idée de créer un duo et commencer quelque chose de différent est venue il y a trois ans. Nous avons pris l’engagement de ne jamais faire de musique avec les mêmes sonorités que les autres et que l’on créerait quelque chose de complétement différent. On savait qu’on devrait faire face à une tonne de railleries. On savait qu’on avait besoin de se parfaire dans le but d’être apprécié mais nous étions tous les deux préparés pour cela depuis le début.

SWOL : Votre musique a un type de son unique, où trouvez-vous votre inspiration ?

FO : Genetics trouve son inspiration dans d’autres genres de musique pour ses production. Un producteur de Hip-Hop se doit de relever un challenge mais un producteur qui s’inspire d’autres genres, il ne s’agit que d’inspiration. Quant à l’écriture, elle est inspirée de notre vie de tous les jours. On est naturellement incomparable à nos collègues dans le domaine du rap, c’est juste quelque chose qui vient de l’intérieur, c’est une approche organique du fait d’être soi-même.

SWOL : Vous semblez adorez les clips, vous avez même clippé tous les sons de votre dernier projet, LIFELINES. D’où vous vient cette passion ?

FO : Les films. Nous sommes tous les deux de grands connaisseurs de films. La plupart du temps, les gens regardent des films juste pour les regarder. Nous, on regarde les films sous plusieurs angles : de la musique aux plans, des options de design du film jusqu’aux endroits où ils ont été tourné. Ça nous aide pour l’écriture de nos propres clips. On a finalement réussi à enregistrer dix vidéos pour les dix morceaux de LIFELINES. C’était un challenge, surtout quand on a pas de budget. Cependant, on avait beaucoup d’idées donc on s’attendait à un résultat conceptuel important. C’est important de rencontrer des aspirants réalisateurs ou des gens qui font des films dans le but de créer des visuels qui peuvent être aussi bon que les sons.

SWOL : Combien de temps vous a pris l’enregistrement de LIFELINES ? Dans quel état d’esprit l’avez-vous enregistré ?

FO : On a commencé l’été dernier donc vers août 2011. On avait fini l’album en entier en revenant de Los Angeles en février. A la base, il y avait douze morceaux pourLIFELINES. On en a enregistré six avant l’année 2012 et on les a tellement aimés qu’on les a gardés. Ensuite, on en a enregistré six autres, mais on s’est rendu compte qu’on voulait pas « encombré » l’écouteur, donc on a coupé le CD à dix morceaux. On avait fait cette erreur sur Sleepless Nights & Number Hearts, qui était composé de 19 morceaux. L’état d’esprit était simple, on a parlé de tout ce qu’on ressentait à ce moment, nos pensées, nos sentiments, notre état d’esprit, le fait d’être de jeunes adultes. Tous nos projets reflétent notre mentalité au moment où on les écrits. A la fin de la journée, on ne fais pas vraiment de la musique pour traverser le temps, juste pour nous. Et si des gens se retrouvent dans nos  musiques, c’est juste une bénédiction.

SWOL : Quels autres musiciens écoutez-vous ? Et qui vous a influencé ?

FO : On écoute de tout, de Telepopmusik à Metallica. Nommer des artistes qui nous influencent serait disrepectueux envers ceux qu’on oublie de nommer. Il n’y a pas vraiment d’artistes en paticulier, d’autant plus que des genres musicaux particuliers, des réalisateurs, des musiciens, des peintres, des publicitaires, des acteurs, des managers et autres nous influencent. Les gens qui ont une créativité importante dans leurs domaines respectifs nous influencent.

SWOL : Est-ce qu’il y a des artistes avec lesquels vous aimeriez collaboré ?

FO : On n’y pense pas vraiment actuellement. Peut-être qu’un jour après que l’on ait créé nous-mêmes quelque chose de respectable, on sautera le pas et qu’on rencontrera des gens qui nous ont inspiré et qu’on pourra poursuivre un but commun.

SWOL : Quels sont les meilleurs souvenirs de vos carrières ?

FO : L’un de nos moments les plus forts jusque-là, c’est le premier morceau qu’on a enregistré en tant que duo. C’était Pipe Dreams avec Angela McCluskey, une artiste nominée pour les Grammy Awards. Tourner dix clips pour les dix morceaux de LIFELINES était également un plaisir, on y a appris des lessons et on a appris pour le futur. En espérant qu’il y aura plus de moments de notre voyage musical qu’on pourra refléter dans le futur.

SWOL : Si vous deviez choisir un morceau pour vous décrire, qu’est-ce que ça serait ?

FO : Fear Killers, de notre album LIFELINES.

SWOL : Quels sont vos futurs projets ?

FO : On vient juste de finir d’enregistrer un nouvel EP intitule What Are You Doing Tomorrow ?, qui sera disponible le 10 octobre. Dans le même temps, nous sommes toujours en train de créer et de s’affûter pour nos plus importants projets. En espérant qu’il y en aura un qu’on sortira avec une maison de disque. Nous voulons créer notre Joconde, notre Nuit étoilée, notre Carmina Burana, notre Cinquième Symphonie, notre Ouverture Solennelle 1812, notre Anna Karénine, notre Gatsby le Magnifique, notre Guerre & Paix, notre Chapelle Sixtine, notre Ilyade, nos Le Parrain 1 et 2, notre Vol au-dessus d’un nid de coucou, notrePulp Fiction

Stay Fresh, Touchy Beats !

Les 10 vidéos de LIFELINES

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gQrm5fARtfs

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Rw4QloodlmQ

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wqiRIJjCFns

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0s8-IH9Hsyw

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=n-asM1QmRWs

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=RoojUthCdZU

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=q3BaMkkjhG0

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=PxJenR2ptGU

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9kZdUcUUEao

English Version

Be sure to follow Fortunate Ones on Facebook and Twitter.

Street Way Of Life : How did you met ?

FO : 11 Years ago, Serge and Genetics a.k.a Gary met at Fort Lee High School, Serge moved from Brooklyn, NY and one of the first persons he antiquated wasGary in the hallways prior to homeroom. They shared conversations about the following magazine publications every morning, XXL and The Source. Favorite artists were consistently mentioned and just the overall state of Hip-Hop had always been a topic of interest. Music all together was predominately the main focus of any and every single dialogue.

SWOL : How do work with each other ?

FO : Often times the concepts already exist, so the canvas is there. Concepts are ideas that are both thought of and molded throughout the course of months by both painters. Once Genetics keeps trying different brush strokes on top of the canvas by creating a production, both Serge and Genetics stare are the canvas for a few days and come up with a conclusion whether or not to keep it, sometimes the decision is made on the spot upon first glance. After the first layer of paint scriptures the skeleton and foundation for the future art piece, the two painters continue to add on with their choice of words.

SWOL : Can you tell me why and when you decided to begin to rap ?

FO : We were both tired of producing for artists, waiting on their return, whether or not they would or would not accept the productions we’ve sent out to them. Overall we we just unhappy with the type of music that was being released, the market was completely over saturated with mediocrity. Genetics had been rapping for years, he started with his cousins in Portugal and then continuously joining in at ciphers at house parties. Serge started rapping ever since Fortunate Ones first came about. The idea of creating a duo and starting something different sprung 3 years ago, we made a commitment that we were not going to commit to the current sound waves and create something completely left center. We knew the amount of ridicule we would receive, we knew we needed to polish ourselves in order to get acclaim and we were both prepared for that from the very beginning.

SWOL : Your music has a very unique type of sound, where do you find inspiration ?

FO : Genetics finds inspiration in other genre’s for his production, a Hip-Hop producer might come as a challenge but a different genre producer comes off as inspiration. The writing process is inspired by every day’s life moments. We naturally are incomparable to our colleagues in the rapping realm, that’s just something that stems from within, it’s an organic approach by just being yourself.

SWOL : You seem to love music videos, I heard you even prepare to image all your LIFELINES songs. Where does this passion come from ?

FO : Film, we are both film connoisseurs. Many times, people watch films just to watch them. We watch movies in different angles, from sound to cinematography, to setting design and the locations that were scouted for the film. This helps us in the process of writing some of the treatments to our own videos. We finally wrapped up all 10 videos for all 10 songs off of LIFELINES. It was definitely a challenge, especially when you predominantly have no budget however, you have a bunch of ideas and you need high concept results. It’s important to partner up with aspiring directors or film making people in order to create visuals that stand out as much as your songs do.

SWOL : How long did it take you to record LIFELINES ? In which state of mind did you record it ?

FO : We started last Summer so around August 2011. We finished the entire album after we got back from LA in February. LIFELINES was an album which we originally had 12 songs for. So we recorded 6 prior to the start of 2012, we loved the 6 records so much, we kept them. Then we recorded another 6, eventually we felt that we did not want too overwhelm the listener, a mistake we thought we made with Sleepless Nights & Number Hearts (19 songs) so we cut the whole record to 10 tracks. The state of mind was simple, it was everything we felt during that course of time, our thoughts, feelings, state of mind, placement of being young adults. All of our projects resemble where we are mentally at that given period. At the end of the day, we don’t really create for the times, we create for ourselves. And if people out there can relate to our recorded diaries, it’s just a blessing.

SWOL : Which other musician(s) do you listen to ? And who influenced you ?

FO : We listen to everything, from Telepopmusik to Metallica. Naming specific artists that influence us would be disrespectful to those we forget to mention. There really are no specific artists, more so, specific genre’s, filmmakers, musicians, painters, publicists, actor/actresses, managers all influence us. People who’ve created growth in their respective fields influence us.

SWOL : Are they artists you’d love to collaborate with ?

We really don’t think about that too much in our current state. Maybe one day after we create a respectable platform for ourselves, we’ll come across some of our inspirations and help build towards a common goal.

SWOL : What are your best memories of your careers ?

FO : One of our standout moments thus far has been the first song we’ve ever recorded as a duo, which was Pipe Dreams with Grammy Nominated artist Angela McCluskey. Shooting 10 videos for all 10 songs on our LIFELINES album was a pleasure, just the experiences and lessons we’ve learned for the future. Hopefully there are more moments along our journey to reflect on in the future.

SWOL : If you had to pick one song to describe yourselves, what would it be ?

FO : Fear Killers off of LIFELINES.

SWOL : What are your future projects ?

FO : We just finished recording a new EP titled What Are You Doing Tomorrow ?, which will be available 10/10. In the mean time, we’re always creating and sharpening our tools for our most important project. Hopefully the one we release with a Major Label. Our Mona LisaStarry NightO Fortuna Carmina Burana,Symphony #51812 OvertureAnna Karenina, The Great GatsbyWar & PeaceSistine ChapelIliadGodfather 1 & 2One Flew Over The Cuckoo’s Nest,Pulp Fiction… In its own respective right of course.

Stay Fresh, Touchy Beats !

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