Ces classiques méconnus #3 - Ridin' Dirty

Ces classiques méconnus #3 – Ridin’ Dirty

Malheureusement, la semaine dernière nous n’avons pas pu publier la suite de la série sur les albums classiques du rap US méconnus du grand public mais nous reprenons le rythme cette semaine en vous emmenant dans le Texas, en 1996, pour vous faire découvrir l’album Ridin’ Dirty du groupe UGK (Underground Kingz). Bun B et Pimp C étaient les deux membres derrière ce mythique duo rap du sud des USA. Le producteur du groupe, Pimp C, est mort en 2007 dans un hôtel de Los Angeles des suites d’une overdose de Purple Drank.

Ridin’ Dirty est donc le troisième album du groupe texan mais le premier à sortir sur une Major. Il s’est vendu à près de 70.000 unités la première semaine et a dépassé depuis 2011 les 800.000 exemplaires aux Etats-Unis. Entre leur premier album et celui-ci, UGK est passé du statut de petit groupe de rap à celui d’acteur majeur du mouvement Hip-Hop underground du sud en quatre petites années. Petit à petit ils ont monté les échelons et se sont distingués par un style de gangsta rap particulier et accrocheur. UGK aborde les mêmes thèmes que ceux traités par leurs compères de la West Coast, hédonistes et matérialistes. Leur flow est toutefois moins nonchalant et plus direct, plus dépouillé, ce qui colle parfaitement aux sujets que sont l’argent, les drogues et les femmes. Les accessoires typiques du gangsta rappeur quoi.

UGK n’avait pourtant de nouveau à dire mais leur approche et la façon de raconter ces histoires si particulières a changé la vision du gangsta rap. En effet, ils étaient parmi les premiers de leur état à traiter ces thèmes. L’autre point fort de ce Ridin’ Dirty est la production. Pimp C et son assitant, N.O. Joe, sont les artisans derrières ces beats smooth qui peuvent vous conduire vers le septième ciel sans avoir besoin d’ingurgiter des stupéfiants de tout genre. En soi, ce troisième album présente très peu de défauts car la plupart des tracks sont divertissantes, même celles qui sont censés vous faire réfléchir, et l’ensemble est d’une cohérence folle.

Ridin’ Dirty est l’un des albums les plus rafraîchissants à être sorti dans la décennie 90. Bien que les deux rappeurs Bun B et Pimp C n’aient rien inventé de spécial, la façon de traiter les thèmes abordés plus tôt sur la côte ouest d’une manière plus smooth ont marqué une génération de fans entière, notamment 2 Chainz, qui a récemment déclaré que l’album était l’un de ses favori.

Stay Fresh, Touchy Beats !



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