Aziatomik

Aziatomik

Vous avez surement du voir Aziatomik apparaître dans la dernière vidéo de Mister V, en effet, il a gagné le concours organisé par Mister V grâce à son podcast sur les Jeux Vidéos. Mais Aziatomik n’est pas seulement un humoriste, il fait aussi de la danse. Street Way Of Life a réussi à interviewer Aziatomik et voici ce qu’il nous a répondu :

Street Way Of Life : Peux-tu te présenter ?

Aziatomik : Bien sûr, je m’appelle Bastian Demeusy, j’ai 18 ans, je vis actuellement en Alsace, et je suis célibataire (rires). Sérieusement, je suis passionné d’audiovisuel et de sport. Je compte percer dans les deux domaines en me donnant à fond, y’a une phrase qui m’inspire beaucoup dans n’importe quelle situation :   « No pain, no gain. » Pas d’effort, pas de réussite, c’est logique !

SWOL : Pourquoi as-tu choisi « Aziatomik » comme nom de scène ?

Aziatomik : Eh bien, à vrai dire, j’ai créé ce « pseudo » lorsque j’étais au collège, je me souviens lorsque j’avais commencé le break dance, je voyais beaucoup de danseur avoir un « blaze », je trouvais ça vraiment cool, et donc j’me suis creusé la tête afin d’en créer un original. J’aimais bien les noms japonais, tels que Wakizashi, Hiroshima, j’ai pensé à mes origines et à Hiroshima, ma première trouvaille : « Aziashima » ça faisait beaucoup trop marque comme « Toshiba » (rires). Finalement, en pensant à la bombe « atomique », j’ai simplement mélangé les termes : asiatique + atomique = Aziatomik, je trouvais que ça sonnait bien, vraiment bien. Depuis je garde ce pseudo pour la danse, comme pour mes vidéos.

SWOL : Pourquoi as-tu décidé de devenir humoriste ?

Aziatomik : Il faut savoir que je suis sur Youtube depuis 2007, lorsque j’ai découvert ce site, j’ai directement adhéré, je me suis par ailleurs crée ma fameuse chaîne « Aziatomik ». Au début, je regardais des vidéos banales, de chats par exemple, mais aussi beaucoup de montage de danse. En 2008, je découvre un américain asiatique, « NigaHiga » qui parle de divers sujet avec humour devant sa caméra avec le système de « jump cut » (ce qui consiste à couper la vidéo pendant le montage, généralement utilisé pour apporter plus de vivacité, mais surtout pour ne pas à avoir à apprendre son texte en entier). Même si j’avais des difficultés en anglais, je comprenais, et j’aimais bien le concept, mais jamais je n’avais voulu faire de même à cette époque, du moins, c’était quelque chose de trop compliqué pour moi. Puis bien entendu c’est en découvrant la vague de nouveau « humoriste » sur le net, tels que Norman, Mister V, Cyprien, La ferme jérôme, et bien d’autres encore, que j’ai eu cette envie, je me suis dit que j’devrais essayer, même si ma vidéo ne sera pas, à mourir de rire, il faut que j’essaye. Donc en plus de poster des montages de danse, de boxe, des court-métrages, et quelques ‘gameplay’ d’un jeu d’horreur, je m’essaye aux podcasts, et, les podcasts, c’est ce qui marche le mieux, c’est simple, rapide, drôle ou pas, les gens prennent du plaisir à découvrir ou redécouvrir des anecdotes de la vie de tous les jours, notez que c’est surtout l’identification qui plaît.

SWOL : En ce moment c’est la mode des podcasts sur internet, comment fais-tu pour te démarquer des autres ?

Aziatomik : En effet, les podcasts, c’est la mode, beaucoup de gens s’y essaye, mais beaucoup n’ont pas de notions et d’expérience dans le montage, ce qui donne naissance, malheureusement à des podcast de mauvaises qualités. Pour se démarquer, il faut s’exprimer dans son propre style, il faut que le podcast accroche directement, bien que je ne sois pas encore un expert dans la matière, je sais qu’il faut une bonne blague toutes les 15-20 secondes. Les meilleures vidéos, sont les plus courtes, tels que « Bref » 2-3 minutes maxi, une élocution rapide qui accroche directement, eux, ils ont tout compris.

SWOL : Comment se déroule la création d’une vidéo (de la première idée au tournage) ?

Aziatomik : Avant de créer une vidéo, je pense à un sujet qui me concerne, à une chose personnel, parce que, si ça me concerne, ça concerne également les autres, ensuite une fois que le thème général a été trouver, les idées émanent de moi-même automatiquement, puis parfois, dans n’importe quel moment de la journée, j’ai une idée, une blague qui me vient en tête, je la note dans mon bloc-notes sur mon portable, puis chaque jours je consacre 15-20 minutes dans l’écriture du texte, une fois le texte terminée, je raconte mes idées, mes blagues à des amis, à ma sœur, puis ils me disent si oui ou non c’est drôle, je leur demande de noter mes blagues sur 10, puis je garde les blagues au-dessus de 7. Parce que oui des blagues de merde, tout le monde peut en faire, même moi (rires). Une fois cette étape terminée, j’imprime le tout, et je commence le tournage.

SWOL : Tu as eu la chance de faire une vidéo avec Mister V, raconte nous cette expérience ?

Aziatomik : Un beau jour sur twitter, je découvre ce fameux concours sur les jeux vidéo ! Sujet qui, m’intéresse tout particulièrement car depuis que j’suis petit, j’ai toujours été un « geek », un vrai passionné quoi. Je me suis dit que j’étais obligé de participé ! Et à ma grande surprise, je reçois un mail de la part de dailymotion, m’informant que j’ai gagné, ce sourire que j’avais ce jour-là, on aurait dit un gamin de 6 ans qui ouvre ses cadeaux à noël !

Une fois le jour-J arrivé, je me tape 7-8 heures de train (aller-retour), j’arrive à la gare, je suis accueilli par un mec qui travaille chez Dailymotion, il m’emmène directement dans l’appartement en question après avoir mangé un truc. Je fais connaissance avec l’équipe, puis je vois Mister V, sur le coup, j’étais content, je me suis dit qu’il ne fallait pas que j’agisse comme un gros fan-boy en criant son nom « Bwaaaaaaah, Mister V ! » (rires). On avait que 4 heure de tournage, donc on a procédé assez rapidement à chaque scène ou je devais apparaître, c’était rapide, et très professionnel. Après avoir fini le tournage, nous sommes allés boire un verre dans un bar. Ce qui était drôle, c’était de voir les gens le reconnaître dans la rue, toute les 2 min, des gens voulaient prendre une photo avec lui. Je me suis dit que ça devait être chiant à force, de se faire aguicher sans cesse, n’ayant plus de vie privé paisible. Il m’a dit qu’on s’y faisait, en même temps, il n’a malheureusement pas trop le choix, c’est les contraintes de la célébrité. C’était une agréable journée dont je me souviendrais toujours, j’espère le revoir un jour.

SWOL : Quel est ton humoriste préférée et pourquoi ?

Aziatomik : Mon humoriste préféré, mmmmmh j’hésite entre « Nigahiga » & « TimothyDeLaGuetto ». Les deux trouvent de bons sujet, ont de bonnes idées, l’originalité, c’est ce qu’il me plaît. On verra toujours un côté plus déjanté, plus fou chez les américains, c’est ce qu’il me plaît chez eux, ils n’ont pas peur du ridicule, c’est ce pourquoi ils sont beaucoup plus crédible. Sinon en France, j’ai une préférence pour « La ferme Jérôme » à chacune de ses vidéos, je rigole.

 SWOL : En plus, d’être humoriste tu danses, t’en es où dans ce domaine ?

Aziatomik : Exact, j’ai toujours adoré danser, lorsque j’étais petit, j’avais fait de la danse moderne (1-2 ans). Je vous avoue que j’étais vachement gêné, et je n’assumais pas trop d’avoir pratiqué cela, après avoir arrêté la danse, je me suis mis au sport, la liste est longue ! (Natation, Basket, Judo, Kung-fu, Badminton, Jiu-jitsu, et j’en passe) j’ai fait environ 3-5 ans de chaque disciplines. Un jour, lorsque j’étais encore au collège, il y eu ce phénomène de « tecktonik » (rires) je vais pas en dire plus, vous savez ce que c’est. Il y avait souvent des battles organisées de Hip-hop vs Tecktonik en ville. C’est à cette période que j’ai découvert le breakdance, une amie m’avait invité à participer à un cours de breakdance lorsque j’étais en 4ème. J’y suis allé, j’ai complètement accroché. Ce fut l’extase total pour moi, je vous assure, je prenais énormément de plaisir à apprendre des chorégraphies, à danser sur du bon jazz, sur de bon beat. Malheureusement, à présent, faute de temps, je m’entraîne uniquement chez moi ou dans mon lycée, dans un gymnase. J’aimerais tellement percer dans ce milieu, les power moves ou figures acrobatiques, c’est ce qu’il y a de plus jouissif, et je m’y entraîne encore et encore, c’est pas évident ! Par exemple, au début de mon podcast sur les jeux vidéo, vous pouvez me voir « jumper » sur une main, et bien pour arriver à faire cela, il faut de l’entrainement, trouver son propre équilibre sur deux mains, puis sur une main. Je prépare une vidéo « trailer » de danse de moi-même, je pense la terminer fin août, j’espère que vous la posterez dans cet article  ! Je me suis mis à la danse classique l’an dernier en mettant ma fierté de côté, je vous assure qu’une fois que vous avez acquis les bases de la danse classique, vous êtes aptes à danser n’importe quoi, je trouve que ça aide beaucoup en tout cas. Pourquoi m’être inscrit à la danse classique ? Et bien j’ai eu un projet avec une amie, créer un duo alliant Breakdance et Danse Classique, nous avons tous chorégraphié de A à Z, en essayant de trouver des similitudes dans divers pas, divers mouvements, un montage vidéo sera également disponible sur ma chaîne youtube d’ici septembre. Les danseurs qui m’inspirent énormément, c’est « Les Twins ».

SWOL : Tu fais aussi de la boxe, t’en fais en compétition ?

Aziatomik : Oui, mon père est entraîneur de boxe française depuis plus de 20 ans déjà, donc depuis que je suis petit, il m’a pris sous son aile, de toute les disciplines que j’ai apprise, je préfère de loin la boxe française, de mon point de vue c’est beaucoup plus technique contrairement à la boxe thaï ou anglaise. C’est presque comme un jeu, toucher et ne pas être toucher, retoucher sans être toucher. Oui j’ai fait de la compétition, j’ai été champion d’Alsace une fois. Les années suivantes, j’ai eu divers soucis, j’ai été éliminé à cause de 2 avertissement pour puissance, (oui avant 18 ans on ne peut que faire des assauts -> Lors des assauts les coups ne sont pas portés (on parle alors de touches)). J’ai aussi eu un jour un accident lors d’un spectacle de danse, une figure un peu osé que j’avais mal exécutée, ça m’a coûté une épaule, plus de sport pendant 7 mois… Actuellement je fais de la boxe française et de la danse, et dès que le temps me le permet je vais courir, le jogging, j’adore ça !

SWOL : Qu’est-ce que tu écoutes comme musiques ?

 Aziatomik : Sachez que sans musique, je crois que je ne serai pas là où j’en suis, dans le sens ou, la musique fait limite partie de ma vie, qu’importe ce que je fais, quel que soit la situation, la musique est là pour m’accompagner dans n’importe quelle passage de ma vie, j’écoute de tous, mais vraiment de tous, (sauf le hard métal, et la transe électro). Chaque création, chaque musique apporte un état d’esprit, une sorte de message, que ce soit avec des paroles ou sans, j’adore écouter des musiques de films, des « OST », car elles sont créées pour une situation particulière du film, pour apporter de l’émotion, et c’est ça que je trouve magique. Pour courir, j’ai ma musique. Pour faire de la musculation, j’ai ma musique. Pour travailler (dissertations par exemple), j’ai ma musique. Lorsque j’ai l’blues, j’ai ma musique. Lorsque je rentre de cours, j’ai ma musique. Et la liste est longue, voir interminable ! Inutile de vous citer tous les genres de musiques que j’écoute, la liste serait beaucoup trop longue également ! En fonction de mon humeur, d’une situation, j’ai une musique qui va avec.

SWOL : Une paire de chaussure, un pantalon et un t-shirt, quelles marques tu choisis ?

Aziatomik : Je ne m’habille pas en fonction d’une marque de vêtements, je choisi des articles qui me plaisent, que ça soit une grosse ou petite marque, peu importe, tant que ça me plaît, je prends. Généralement ça peut être du Zara, G-star, H&M, comme ça peut être du Nike, Adidas, Gola, Reebok, etc…

J’aime bien le style hip-hop, le côté street un peu comme « Les Twins », comme j’aime bien le côté classe, bien habillé comme « Francisco Lachowski ». Encore une fois, ça dépend de mon humeur, de mes envies.

SWOL : Qu’est-ce que tu nous réserves pour le futur ?

Aziatomik : Pour le futur ? (Rires) Mes projets sont lourds, très lourds, surtout coûteux, la seule chose que je peux vous dire, c’est qu’une fois que j’aurais terminé mes études, je me lancerai dans ces projets. Mis à part le côté professionnel, je continuerais mes vidéos sur ma chaîne, que ça soit des vidéos humoristiques/podcast, des montages de danse, de boxe, et même des court-métrages ! Restez connectés ! Je vous réserve de bons trucs. Si je peux vous toucher un mot d’un de mes projets, sachez que je compte réalisé un court-métrage à la hauteur du film : The Raid : Rédemption.

SWOL : Quelque chose à rajouter ?

Aziatomik : Et bien je vais tout d’abord vous remercier pour cet interview, ça me fait vraiment plaisir !

Si vous voulez me suivre dans mes projets, ou entrer en contact avec moi, voici divers moyens : sur ma page Facebook ici, sur mon compte Facebook ici, et sur mon Twitter ici.

Merci encore Street Way Of Life !

Au plaisir ! (Et n’oubliez jamais, qui que vous soyez, « No pain, no gain », si vous avez de l’ambition, vous pouvez réussir dans ce que vous voulez, il suffit de vous donner les moyens.)

Your mind must be free, NouhotÒ Lyrics !

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